SAXOPHONE & MUSIQUES INNOVATRICES
LABEL DISCOGRAPHIQUE
 
Ni partisans de l’improvisation pure et dure ni d’une écriture académique et guindée, les artistes produits dans le cadre de cette série, fondée en 1991 par le musicien Bruno Meillier, autrement connu pour ses diverses ruptures avec les modes et courants bien-pensants des musiques d’aujourd’hui, ont assimilé avec brio les influences de l’avant-garde et de l’école classique française. Il en résulte des musiques de chambre inhabituelles (solos, duos, trios) avec un goût marqué pour les sonorités acoustiques traditionnelles comme pour l’expérimentation électronique la plus novatrice.
DOMINIQUE LENTIN et ANDREA MARTIGNONI, percussions, batterie, objets, etc / Avec ANDRÉ DUCHESNE, BOB LIPMAN, CHRISTIANE COHADE, etc
NM 214
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UN FILS DE CONSTANTINE

Hommage vibrant au journaliste, historien et poète ALBERT-PAUL LENTIN (1923-1993). Les textes se rapportant à la guerre d’Algérie, période trouble de l’Histoire, sont issus de ses mémoires, journaux et correspondances. Les témoignages sont de MICHELLE BEAUVILLARD, ALICE CHERKI, FRANçOISE VERNY, etc. La partition sonore écrite par son fils, acteur des musiques nouvelles depuis le début des années 70 (DAGON, FILLE QUI MOUSSE, LES I, BEST BEFORE, etc) et par ANDREA MARTIGNONI enchasse les voix des acteurs dans un cadre de sons percussifs et électroniques.
FRANCOISE BROBST, violoncelle, chant / ISABELLE LENTIN, accordéon, percussions, chant
NM 215
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LENDAYANA

On avance sur le nouvel opus de VOÉ avec la prudence d’un vulcanologue : de quoi sont faits les caractères de leur imaginaire qui fumerollent sur une note, explosent d’une parole, bavent et lavent d’une phrase qui s’accordéonne, se calment sur un arpège du violoncelle. Le duo féminin, dans la mouvance de TARA FUKI ou de PIED DE POULE, gamine, lutine, jardine, fait re-création côté cour, labourant des sillons en jachère. Il échappe avec bonheur à toute classification car sa poésie embrasse mélancolie et espiéglerie jusqu’à une douce folie.
Pad Conca
Dominique Lentin
Bruno Meillier
NM 213
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BEST BEFORE : 04/04/44

De par ses rythmes impairs, ses mélodies acérées et une sonorité ultra-détachée, BEST BEFORE ne renie pas son appartenance à l’école “Recommended” tout en ouvrant les compositions à une myriade d’audaces musicales. Enregistré par BoB Drake (partenaire de Chris Cutler, de Suzanne Lewis, membre des 5UUs et de Thinking Plague), ce premier album de Best Before fait suite au Vaste Océan et est conduit sax et tambour battants par Bruno Meillier et Dominique Lentin, le bernois Paed Conca (Blast, Otolithen, Cleee) met un son de basse irréductible au service du trio.
Bruno Meillier
Dan Warburton
NM 212
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CHO

Lorsque deux musiciens ayant frayé avec des mouvements et des styles aussi divers se posent la question de l’improvisation libre, il ne peut en résulter qu’une réponse originale. « Cho » combine la furieuse énergie du free avec la rigueur microtonale de la scène Onkyo et le réductionnisme de la scène Berlin/Vienne. Mais c’est dans le vif de la matière électroacoustique que Dan Waburton et Bruno Meillier extirpent et détournent les multiples contemporainéités propres à leur instrumentarium (piano préparé, violon, électronique). À grand renfort de pizzicati, frottis des cordes et du chevalet, crissements d’archet, rebonds d’objets dans le ventre du piano, balayages de fréquences ou craquements irrévérencieux, ils tissent une musique euphorique, ignorante de l’interdit comme dénuée de tout complexe.
Pierre Faure : guitare, électronique, platine
Christian Malfray : échantillonneur
NM 211
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NAPPE LP/ TIC

Pixels sonores, détails parasites, mélodies instables et répétitives assemblées et conçues à partir de peaks, craquements, saturations, erreurs, perturbations et autres détournements électroniques et informatiques. La musique de Nappe contient des climats expérimentaux et méticuleux en constantes mutations qui côtoient des plages d’improvisations plus énergiques. Un environnement sonore ludique et multiple.
Bruno Meillier
Toshimaru Nakamura
NM 210
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SIPHONO

Une table de mixage en feedback et un synthétiseur FM, ni samples ni sons stockés, l’aventure de siphono se décline en temps réel : micro-accidents sonores, boucles fantomatiques, borborygmes aux variations infinies, le nom siphono évoquant glouglous d’évier et autres bruits de tuyauterie. Toshimaru Nakamura, acteur de la scène avant-gardiste japonaise et le vétéran Bruno Meillier s’interrogent sur la matière-son aux fins de mieux la retourner sur elle-même et d’en révéler la face obscure.
Bruno Meillier : saxophone alto, flûte, clarinette basse, percussions
Noël Akchoté : guitare
NM 209
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BRUNO MEILLIER & NOEL AKCHOTÉ

Fraîche rencontre entre ces deux purs et durs du bâtiment. Peu de temps laissé aux finitions pour une musique plutôt virevoltante en équilibre instable sur le fil mince et tranchant qui sépare la note du bruit.

« On retrouve le guitare-héro troublion toujours surprenant, totalement a l’écoute de son partenaire, le stimulant, le poussant, le haranguant, tout a la fois batteur, fournisseur de riffs déglingués et coloriste du duo. Meillier musicien trop discret et méconnu à découvrir avec ce CD »
(P.H. ARDONCEAU / JAZZ MAGAZINE)
Bruno Meillier : saxophone alto, flûte
Dominique Lentin : batterie, percussions
Cyrille Cauvet : contrebasse
NM 208
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LE VASTE OCÉAN

« Des moments débridés peuplés de bruits et de sonorités distordues, un saxophone qui accroche, succèdent à des phrases plus lyriques, plus ludiques, tout l’enjeu de ce « Vaste Océan » consistant à rebondir sur ce qui se joue ici et maintenant. »
(J. Denis / Jazzman)

« Le trio est soudé autour de Meillier, soliste inspiré. On pense aux enregistrements d’Ornette Coleman avec Izenzon et Moffett. Belle référence, maîtrisée, respectée, mais non clonique, revivifiée. »
(P.H. Ardonceau / Jazz magazine)

« Le jeu de Bruno Meillier tout de sobriété contenue, cherche d’emblée l’échappée, se joue des cassures rythmiques pour mieux se rendre léger, aérien, surprenant d’aisance. Le saxophoniste cultive les écarts de style, les fautes de goût, les incongruités, bref prend le risque de cotoyer l’impur. Cet impur, ces heurts, ces mariages contre nature qui font la richesse de ce Vaste Océan. »
(L. Bouquet / Improjazz)
DOMINIQUE LENTIN & TAKUMI FUKUSHIMA

Le batteur-percussioniste Dominique Lentin participe depuis des années à la scène française des musiques innovatrices : Les i, Les Philosophes, Zou, Le Vaste Océan. La violoniste Takumi Fukushima, venue pour la première fois en Europe en 89 avec After Dinner travaille au sein de Râle, Volapuk, Arminius.

L’osmose entre le violon et la batterie, la dextérité et la précision avec lesquelles s’effectuent certains enchaînements rythmiques ainsi que la richesse et la diversité des inspirations rendent ce duo fascinant.

« La musique interprétée ici propose un voyage au cœur des musiques traditionnelles d’Europe Centrale chères à Bartok avec quelques accents cubains de fort bon aloi comme sur soft ballet, à ne pas rater. »
(P. Robert / Revue & Corrigée)
Isabelle Lentin : accordéon, percussions, chant
Françoise Brobst : violoncelle, chant
NM 206
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VOÉ / SERRE MOI FORT

Ce duo de femmes-orchestres nous invite à l’intérieur de son cabaret dadaïste. Des voix contestataires ou amoureuses aux mélodies denses jusque dans le dépouillement s’élèvent entre un accordéon complice, un violoncelle singulièrement animal (qui sait se faire tour à tour narquois, plaintif ou recueilli) et des percussions. Le duo cultive avec audace et maîtrise le sens de l’émotion vive.
BRUNO MEILLIER / RAPT

23 poèmes-miniatures organisés à la manière d’un journal intime. Ces collages sonores sont comme autant de « notes de parcours » jetées sur le tas ou plus minutieusement reliées les unes aux autres à la façon d’un puzzle musical.

Les musiciens Mark Howell (Curlew / Zero Pop / F. Frith guitar quartet) et Pierre Bastien apportent leur concours à Meillier sur le troisième volet de ses aventures en solitaire.

« À l’alto essentiellement, B. Meillier s’approche des fantômes d’Albert Ayler ou de John Coltrane. Il mêle à ces cris et à ces chuchotements du jazz une électronique discrète. À chacun de ces haïkus musicaux correspond une idée et une seule, une ambiance. »
(S. Siclier / Le Monde)
PIERRE BASTIEN & MÉCANIUM / MUSIQUES MACHINALES

Bassiste de Jacques Berrocal, performer des “nu creative methods” ou des combos de Pascal Comelade, Pierre Bastien ne jure que par une musique essentielle, minimale et ludique.

« Cela donne tout un bric-à-brac primitivo-futuriste de souvenirs spleenétiques et d’envolées extra-européennes, tout un déroulement d’enchevêtrements percussifs et mélodiques offerts en hommage à la gloire des harpes, cithares, harmonium, congas, cornets, trombones et violons peuls mécanisés. L’oncle Cage fait coucou, l’Art ensemble of Chicago (belle reprise de “People in sorrow”) aussi dans onze plages joyeusement érogènes et débordantes d’énergie et de passion. »
(Andréa Pétrini / LE MONDE DE LA MUSIQUE)
BRUNIFERD / UN PUTCH KITCH

Ferdinand Richard et Bruno Meillier, bassiste et saxophoniste d’Étron Fou Leloublan ont composé une musique essentiellement poétique accompagnée de textes au lyrisme difficilement contenu.
Leur deuxième album « un putch kitch » présente une cuisine originale et réussie des deux genres. Treize piécettes à l’instrumentation sobre et lumineuse forment les treize étapes de ce parcours sonore. Le duo Bruniferd s’est, lors des quatorze années de son existence, exporté dans plus de seize pays dont le Japon.

« Échappant à la rigidité de l’écriture comme aux dérives de l’improvisation, travaillant leur instrument au plus près, au plus juste, Richard et Meillier réussissent à tracer des itinéraires souterrains entre les thèmes musicaux, les subtilités harmoniques et les évocations poétiques. On songe à une atypique musique de chambre, chaleureuse et exploratrice, jouée dans une chambre dont on aurait rasé les murs, point de départ pour un voyage inédit. »
(R. Robert / Les Inrockuptibles)
BRUNO MEILLIER / RECUEIL

Le deuxième album de Bruno Meillier propose un panaché d’enregistrements effectués au tournant des années 90.

« Dans ce compact passionnant, Meillier explore de nouvelles directions avec des musiciens dont on devrait parler plus souvent. Je pense à Pierre Bastien notamment, présent ici à la harpe, à la contrebasse ou au cornet, à Nick Didkovsky, un guitariste hard à la manière d’un Pauvros. Et il y a aussi le Meillier tendre, façon flûte, en solo ou en trio, avec l’ex-Étron Fou Jo Thirion. Ce sont des musiciens de cette trempe qui forgent une richesse culturelle intemporelle. »
(Philippe Renaud / Improjazz)
ET CHEZ ORKHÊSTRA  
Bruno Meillier : électronique, flûte traversière, saxophone
Orkhêstra Productions — ORK 003
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ONZE BONBONS

Le quatrième album solo de Bruno Meillier explore un peu plus en avant la veine poético-méditative des pièces pour piano de son premier album tout en les transposant dans un univers plus contrasté. Bruno Meillier pratique, ici, l’outil électronique — un hardware qu’il a maîtrisé au fil des ans en l’expérimentant dans différents contextes improvisés tels son duo avec le violoniste Dan Warburton ou avec l’électronicien Toshimaru Nakamura — tout en lui soustrayant le cachet nostalgique, « satiesque » qui habitait ses premières pièces écrites il y a vingt ans.

« Onze petites pièces cotonneuses dans lesquelles on s’installe confortablement, à suivre les lignes mélodiques se déplaçant dans notre espace intérieur. À l’approche abstraite de l’électronique digitale, Bruno Meillier oppose une esthétique du bricolage et un goût des vieilles technologies analogiques, désuètes mais terriblement riches en qualité sonore. On songe aux albums rock de Brian Eno, peut-être cette façon serpentine qu’a sa musique de se mouvoir ondulante, discrète. »
(M. Holterbach / Peace Warriors)